
<< Quand la lassitude m'envahit, quand le besoin se fait sentir de me laisser aller à ma vraie nature, celle de rêveuse et d'idéaliste, quand je ne ressens plus autour de moi ce qui me permet d'aimer la vie et de vibrer au son de la musique, au crescendo des images et de la beauté du monde, quand je me sens seule et vide, abandonnée et délaissée par ceux que j'aime, quand même la lumière changeante des saisons et des heures n'a plus d'effet sur moi, je pense à toi. Au son de ta voix, à tes gestes, à ce que tu me dirais si l'on était ensemble.
J'aurais été un nouvel aspect de ta vie que tu n'attendais pas, tu aurais été toute ma vie, le reste devenant presque dérisoire. Ton simple sourire m'aurait permis de m'évader et de me sentir libre de toute contrainte et de tout jugement. Ton regard et ta main dans la mienne seraient devenus le seul point cardinal qui aurait pu et dû me diriger, me servir de repère.
Mais tout cela n'est pas, alors à quoi bon... Ton regard me fait peur, car trop important et distant - tout comme toi -, chacune de mes paroles peut me trahir et chacune des tiennes mettre fin à mon évasion. Alors je me contente de t'aimer par l'imagination. >>
"Mais tu es aussi froid que je suis folle de toi."
