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dimanche 20 février 2011

Pas un Adieu. Un Aurevoir. Tout ce qui ne pourra sûrement jamais sortir de ma bouche, mais qui apparaît sous la plume.






le réveil fut dur. Une nouvelle inattendue, inimaginable. Des joues humides, quelques paroles -des explications semble t-il- lâchées dans le vide, incapables d'être perçues et assimilées par mon cerveau. Un brouillard infini. Puis, tout commence à s'éclaircir. il ne peut pas, il ne doit pas s'agir de toi. Et pourtant...
Il pleut dans mon coeur, comme sur l'herbe fraîche.
Le brouillard à nouveau.
On a beau errer, ça n'avance à rien au final. Le constat est toujours le même : c'est fini.
Alors que la seule chose que mon corps soit encore capable de faire est de verser toutes les larmes que l'on aurait du mal à verser en toute une vie de malheurs, il faut prendre la route.
Lorsque tout le monde sait enfin, que le monde autour de nous s'est effondré et que notre univers, si beau encore quelques heures auparavant, s'emplit de larmes et de chagrin jusqu'à déborder et causer une sorte de noyade psychique, on se sent toujours aussi seul. on partage une douleur largement commune, mais on ne se sent pas mieux, au contraire. Tout semble vain, injuste, irréel.
Pourtant, il faut enchaîner, et subir une vie qui perd peu à peu sa consistance, qui se liquéfie littéralement entre nos doigts.

Aujourd'hui, mon monde, notre monde, est un champ de ruines. Tu laisses ton propre univers derrière toi: nous. Comment reconstruire une vie de souvenirs où tu apparais sans cesse, que ce soit par flashes ou dans nos rêves, toujours aussi toi ?

Aujourd'hui, et comme tous les jours à venir, ton absence résonnante est un cri qui fait mal, comme un silence constant qui remplirait tout l'espace, bruit insurmontable et assourdissant. Notre mémoire a engendré un puits de souffrance qui s'approfondit un peu plus à chaque évocation d'un quelconque souvenir de toi, de ton visage, de ton sourire ou de ton rire si sonore.

Aujourd'hui, la blessure aussi est à vif. Il est dur de refaire des projets, de voir les nôtres souffrir sans rien pouvoir faire d'autre que de les prendre dans mes bras pour pleurer avec eux. Le soleil va revenir, l'apaisement aussi, sûrement, je l'espère...
Beaucoup de gens m'ont assuré que tu étais là, avec moi, dans mon coeur, dans ma tête, autour de moi, à me surveiller, me protéger... Bref, là... Je ne te sens pas, j'ai peur. j'espère que cela viendra, pour tenter de combler un peu ce manque atroce que ton absence à causé.

Je t'aime autant que ma petite personne et mon petit coeur me permettent de le faire, et ce jusqu'à ce que le dernier souffle de cette vie à présent morose ne s'échappe de moi.

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